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Laurine Rousselet a publié un article intitulé « Arlette Albert-Birot, un circuit en boucle », dans la revue L’Actualité Nouvelle-Aquitaine (juillet 2017), qui retrace les relations entre Arlette, PAB et Angoulême.  C’est ici Arlette Albert-Birot, un circuit en boucle. Bonne lecture !

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Un texte d’Arlette Albert-Birot vient d’être publié,  avec des poèmes de PAB, dans le n° 252-253 de la revue Souffles, 2016, à l’occasion du centenaire du mouvement Dada.

P.A-B. ( Sic )
DADA avant que DADA

Pierre Albert – Birot – éditions Rougerie
Poèmes – pancartes
« J’ai souvent un petit désir…»
Poème à crier et à danser
« Je ne veux pas une ligne noire autour de mon chant…»
Poème – affiche
La Kouan’inn bleue
Encre typographique à consistance pâteuse
(texte d’Arlette Albert-Birot )
L’E s’est perdu dans l’ O ( Poème verticalement horizontal )

Le sommaire complet du numéro est consultable ici : http://www.revuesouffles.fr/publications/derniere-publication/

A Arlette Albert-Birot, qui nous a quittés il y a six ans, en mémoire heureuse.

 

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A Arlette Albert-Birot, qui nous a quittés il y a cinq ans, en mémoire heureuse.

Pivoine

 

 

Arlette Albert-Birot, « Découvrir C. Tarkos », dans le CD-Rom De la Transmission : forme et discours, Université d’Alacant, partenaire de Traverses, 2006, repris dans Arlette Albert-Birot et Traverses, sous la direction de Montserrat Prudon, Traverses, 2011, 150 p., p. 129-138. Christophe Tarkos LA DÉFERLANTE TARKOS Christophe Tarkos est né à Marseille en 1964, il faut attendre 1995 pour qu’il publie[1], mais à partir de cette date, on peut parler de véritable déferlante. En 1997, il fonde avec Katalin Molnar Poézi prolétèr. Tarkos est reconnu sur-le-champ[2], par ses pairs (c’est un honneur pour le CNL d’avoir soutenu toutes ses publications), par le public qui se presse pour l’entendre, par France Culture qui aime l’inviter, et par des éditeurs valeureux[3]. Pas moins de treize publications importantes se succèdent rapidement[4]. Mais, le 29 novembre 2004, Tarkos disparaît, victime d’une grave maladie qui entraîne la dégénérescence du cerveau. Donc, il lui aura été accordé environ dix ans d’écriture, dix ans de « fabrication de poèmes ». Dix ans pour rencontrer ceux qui l’admirent dans de grandes ou de minuscules manifestations poétiques en France et à l’étranger. Dix ans où il est derechef intégré dans le groupe des Molnar, Prigent, Heidsieck, Blaine, Hubaut, Cahen, Pennequin, Métail, Pey…, dans les parages de tous ceux qui affrontent le langage, le modèlent à leurs exigences pour lui faire dire plus.


[1] L’Oiseau vole, L’Évidence.
[2] En février 1997, Monique Dorsel lit, à la librairie-galerie Touzot, Aux trente-deux vents de Pierre Albert-Birot que Rougerie vient de rééditer. Après la lecture, Tarkos rencontre Monique qui l’invite aussitôt au Théâtre-Poème de Bruxelles.
[3] Petits éditeurs variés de 1995 à 2000, revues Nioques, Java, Action poétique, Doc(k)s, Sapriphage, Les étoiles et les cochons, Arbre à lettres, Quaderno… Al Dante de 1996 à 2000, P.O.L. de 1998 à 2001. Sans oublier, en 2001, Expressif, le petit bidon, éd. Cactus, grâce à qui nous possédons un précieux CD où Tarkos, avec son rythme et sa voix inimitable improvise ou lit 16 textes.
[4] Oui, 1996, Le Bâton, 1998, La Cage, 1999, L’Argent, 1999, Ma langue, 2000 chez Al Dante, Caisses, 1998, Le Signe =, 1999, Pan, 2000, Anachronismes, 2001, chez P.O.L.

Arlette Albert-Birot, « Michel Seuphor, un poète en liberté surveillée », dans Entretiens sur Michel Seuphor, l’écrivain, l’artiste, le poète, Méridiens Klincksieck, 1986, p. 83-93.

Un jour, Michel Seuphor écrivit : « L’artiste indépendant est le moine défricheur de notre temps[1] ». S’il est homme d’espace, du voyage, de la marche, notre poète est d’abord un homme de cabinet. Il ne redoute pas les longues heures de silence, « Je n’entends goutte, le silence parle[2] ».

Lorsque dans chaque instant qui passe tu peux toucher ce qui ne passe pas tu as trouvé le grand silence.

Lorsque parmi le grand silence tu peux trouver le germe de la vie tu as reçu l’amour.

Lorsque tu peux faire croître ton amour jusqu’à l’étendre à toute chose tu as trouvé la clé[3].

  Long tête à tête où Michel Seuphor vit intensément en compagnie des philosophes grecs, de Tchouang-Tseu, du Yi-King, de Thomas d’Aquin ; de ses artistes préférés, Pascal, Mondrian, Haydn…, mais aussi, et surtout, longues heures de tête à tête avec soi-même, « hupte cotoclupte mâtinée de hibou », découvre-t-il avec surprise en 1976[4].

 Moine défricheur,

  Le jour, debout, je suis à mes labeurs, je tire le sillon droit : la nuit, étendu, je laisse venir à moi un autre monde, j’entre dans mes jardins, dans mes Édens, j’y suis nomade (longtemps avant la découverte de la vie sédentaire) et je vis de cueillette.

 Les labours me donnent ce que j’attends de moi, la cueillette m’apporte une saveur, un parfum rare, de quoi stimuler les glandes salivaires. La règle et le jeu, le subsister et la raison de vivre3.


[1] Les Dimensions de la liberté, St Aquilin de Pacy, Librairie – Éditions Mallier, 1973, p. 59.

[2] Michel Seuphor – Écrits, œuvres, documents et témoignages, Carmen Martinez éditions, 1976, p. 161.

[3] Ibid., p. 158-159.

[4] Ibid., p. 21.

Arlette Albert-Birot, « Littérature, le nom de la lumière ! », compte rendu du livre de Jean-Marie Blas de Roblès, Là où les tigres sont chez eux, Zulma, 2008, dans Livre/Échange, Centre régional des Lettres de Basse-Normandie, no44, octobre 2008, p. 12.

Jean-Marie Blas de Roblès

Un personnage noyau central à partir duquel va se construire un livre fabuleux au sens premier du terme : Éléazard von Wogau, échoué au fond du Nordeste brésilien, y est vaguement correspondant de presse, mais surtout, il établit le texte et annote fiévreusement, l’incroyable et improbable biographie – rédigée par son disciple Caspar Schott –, d’Athanase Kircher, jésuite du XVIIe siècle ; Kircher, inventeur démesuré et polygraphe universel, insatiable quêteur de savoir, créateur d’épopée, sorte de successeur fou de Pic de la Mirandole, rêveur définitif, frère de Pantagruel, Croniamantal, Grabinoulor, ou Guillaume de Baskerville, voyageur anxieux sur la piste des sujets les plus débridés ; ainsi, après avoir assisté à un réveil de l’Etna, vous aurez enfin « l’explication » de la manœuvre des miroirs d’Archimède à Syracuse ; vous partagerez aussi le déchiffrement des hiéroglyphes ! Et chaque chapitre du livre s’ouvre sur quelques pages de ce prétendu manuscrit qui ne seront pas sans rapports, proches ou lointains avec l’errance de tous ces paumés, décalés, insolites ambulants, plus ou moins liés à Éléazard, aux prises avec des aventures qui donnent le frisson, parmi les piranhas – dont on fait de la soupe ! – le chanvre, la cocaïne, la démence, la cruauté implacable, les chamans, les fossiles archaïques, l’ara Heidegger, la débauche dans les bars louches, la moiteur du climat, les grenouilles à tête rouge, les vautours charognards…