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Archive for juillet 2012

L’article d’Arlette Albert-Birot, « Des arts plastiques à l’écriture : Pierre Albert-Birot avant la lettre », vient d’être publié en japonais dans Marianne Simon-Oikawa (dir.) : E wo kaku (Écrire l’image), Suiseisha, Tokyo, 2012, 277 p., p. 49-69.

Ce texte est issu d’une communication donnée à l’Université de Tokyo le 12 décembre 2008, elle-même reprise d’une intervention à l’IMEC en février 2008. On peut en lire une version française sous le titre « Pierre Albert-Birot avant la lettre » dans Yves Chevrefils-Desbiolles, Claire Bustarret, Claire Paulhan (dir.), Dessins d’écrivains – De l’archive à l’œuvre, Éditions Le Manuscrit, 2011.

En couverture : Michel Mousseau, Dense, 1997, huile sur toile, 200 x 200 cm.

Et la première page.

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« Pierre Albert-Birot et les Poèmes à l’autre moi. La réconciliation avec soi », dans Le Bonheur de la littérature – Variations critiques pour Béatrice Didier, sous la direction de Christine Montalbetti et Jacques Neefs, PUF, 2005, p. 311-319.

Pour conclure sur une tout autre note, j’ajouterai qu’un jour, bien après la rédaction des Poèmes à l’autre moi, Pierre Albert-Birot dira à nouveau Moi, ouvertement ; il ne s’agira plus alors de se connaître, de se comprendre, d’explorer le champ de la création poétique, mais plus simplement d’éviter les insupportables reconstitutions biographiques venues de l’extérieur[1]. Le 18 août 1952, « en faisant une vraie grimace », il prend trois jours pour raconter à sa façon, ses débuts dans la vie, dilatant à l’extrême les pages concernant ses premières années de formation. Trente pages que l’homme d’âge consacre à Angoulême, au château de Chalonne, à Bordeaux, aux premiers temps à Paris. Le but avoué est d’écrire pour les générations futures, mais cette Autobiographie[2] est d’abord à son usage. Elle se veut purement narrative, événementielle, et nous révèle pourtant un Pierre Albert-Birot attendri par « l’enfant blond qui court après ses billes de couleurs[3] ». L’enjeu n’est plus du tout celui des Poèmes à l’autre moi. Après lecture, on ne peut plus croire à la « grimace » revendiquée à la première ligne de l’opuscule.


[1] Elles ne sont pas forcément malveillantes, le beau livre de Marie-Louise Lentengre en fait foi.

[2] Autobiographie & Moi et Moi, Librairie Bleue, 1988. Ajoutons qu’Albert-Birot avait écrit un long article, « Naissance et vie de SIC » publié en septembre 1953 dans le no7 des Lettres nouvelles, repris, selon son vœu, à la suite de l’Autobiographie.

[3] Trente et un Poèmes de poche, le XVe.

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En mémoire heureuse à Arlette Albert-Birot qui nous a quittés il y a deux ans, le 2 juillet 2010.

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Pierre Albert-Birot, Les six livres de Grabinoulor, édition établie par Arlette Albert-Birot, Hélène Cazes et Marie-Louise Lentengre, 1e éd. intégrale, Paris, Jean-Michel Place, 1991, 963 p., postface d’Arlette Albert-Birot (« De l’éveil au point final »), p. 947-950, p. 949.

Cette solitude malgré tout, que Grabinoulor revendique, c’est aussi celle d’Albert-Birot. Bien souvent, nous pensons que les deux hommes se ressemblent étrangement. Dans les premiers livres, on entend parler de Pierre Albert-Birot (I, xxv), mais dès le troisième, l’assimilation se fait étroite. Quand Grabinoulor évoque tel dicton de sa grand-mère, on sait qu’il s’agit de celle de Pierre Albert-Birot. Nous avons déjà dit que Grabinoulor et Albert-Birot habitaient le même appartement. Auparavant, nous avions appris (III, viii) que Grabinoulor avait vécu tout un temps dans la maison d’enfance de Victor Hugo : Pierre Albert-Birot séjourna plusieurs années aux Feuillantines. Un jour par semaine (III, i) Grabinoulor s’autorise à vivre chez lui en négligé : c’est le samedi sans cravate d’Albert-Birot. Mais il y a beaucoup plus précis encore : Grabi évoque, avec Henry IV, l’ombre de Marguerite (d’Angoulême) qui accueillit Grabinoulor giclant du corps de sa mère, Marguerite elle aussi (III, vi). Exacte superposition réalité-fiction : le 22 avril 1876, à quatre heures du matin, naquit, rue du Palais, numéro 14 à Angoulême, Pierre Albert Birot, de François Arthur Maurice Birot, et de Madeleine, Rose Marguerite Tournier.

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