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Archive for octobre 2012

« Pierre Albert-Birot, SIC et le futurisme », Paris, Europe, mars 1975, p. 102.

Nous savons que Pierre Albert-Birot fut un homme de grande culture classique. Pas question pour lui de renier tout l’apport des grands anciens, de brûler le Louvre ou les livres du passé. C’est là qu’il ira puiser sa modernité. Il voit l’histoire de la pensée humaine comme une succession d’avant-gardes qui doivent disparaître lorsqu’elles ont « passé fleur », et s’opposant fortement à ses nouveaux amis, il ne craint pas de proclamer, en grosses lettres : « Oui, Madame, oui, Monsieur, Les Anciens ont fait des chefs-d’œuvre, NOUS LES CONNAISSONS et c’est parce que nous les connaissons que nous sommes CUBISTES, FUTURISTES, SIMULTANÉISTES, UNANIMISTES, + …ISTES, + … ISTES, en un mot NUNISTES »…

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« Cinq dossiers de La Panthère noire de Pierre Albert-Birot », Paris, Genesis, n°10, juillet 1996, p. 151.

La Panthère noire, poème en 50 anneaux et 50 chaînons[1], édité par l’auteur, sortit de ses presses selon l’achevé d’imprimer, le 1er décembre 1938.

Un des quatre recueils – après Le Cycle des douze poèmes de l’année (1937), Âmenpeine (1er mai 1938), et avant Miniatures (1er avril 1939) – à paraître à l’enseigne des Éditions des Canettes. Hommage aux dîners Grabinoulor, fondés par Jean Follain en 1936, qui se déroulent « Au Mont Saint-Michel », le restaurant des sœurs Morazin, 4, rue des Canettes, dans le VIe arrondissement.

Pour chacun de ses recueils, le poète constitua toujours un dossier. Nous pouvons déjà préciser que celui de La Panthère noire ne contient pas le premier jet du poème, ce qui tendrait à prouver que La Panthère noire est un « poème d’appartement ». Pour les poèmes écrits hors de chez lui – sur un banc public des allées du Cours-la-Reine ou des Champs-Élysées, dans un jardin de Paris tel les Tuileries, ou bien dans le local qu’il occupait chez l’antiquaire Larcade –, nous avons de petits carnets factices où des ébauches de poèmes s’enchaînent avec des rendez-vous, des numéros de téléphone, des notations ou réflexions-éclair.

Dans le cas des « poèmes d’appartement », le premier ou les premiers manuscrits étaient toujours détruits, confetti dans la corbeille, l’auteur refusant un regard futur sur la gestation initiale.


[1] Repris, avec Miniatures, dans Poésie 1938-1939, Mortemart, Rougerie, 1983.

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