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Archive for juin 2013

Arlette Albert-Birot : « Les didascalies dans le théâtre de Pierre Albert-Birot », dans Arborescences : corps, décors et autres territoires, sous la direction de Montserrat Prudon-Moral, Saint-Denis, Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis, coll. « Travaux et documents », no26, 2004, 241 p., p. 153-166, repris dans Arlette Albert-Birot et Traverses, sous la direction de Montserrat Prudon, Traverses, 2011, 150 p., p. 101-112, p. 101.

C’est à Chalonne, près d’Angoulême, que naquit vers ses onze ans la vocation dramatique d’Albert-Birot, à Chalonne où il jouit de la compagnie de ses cousins Émile et Marthe et de celle du fils du fermier. Très naturellement lui vient l’idée de faire du théâtre. Et tout s’enchaîne avec la logique d’évidence où se révèle déjà une personnalité : il écrit les pièces, elles sont destinées à des marionnettes qu’il fabrique lui-même, il dirige les manipulations… n’allons pas jusqu’à dire « met en scène », les décors sont de lui et… tout le village est convié. Le texte ne fait aucune allusion aux éventuelles réactions du public. Seul compte, déjà, le plaisir de la création.

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Arlette Albert-Birot : « Cozette de Charmoy, Danse Vanitas Dance : le grand bal des os », La Chouette, n°30, Birkbeck, University of London, 1999, p. 97-108.

La frise à la Dürer va courir jusqu’au bout, passant par toutes les étapes. D’abord lente, sereine, la tension de sa multiplication tourne à la frénésie, se calme et repart de plus belle, tout comme une partition musicale. Je la perçois comme la voix des violoncelles, l’artiste nous faisant toucher du doigt une vérité fondamentale. Avec une forme, le tampon, ou avec sept notes de musique, toutes les combinaisons sont possibles, toutes les émotions s’accomplissent. Il faut imaginer Cozette de Charmoy dans l’atelier de Michel Cassé, préparant sa lithographie. Sur la pierre grainée, l’artiste travaille comme sur une feuille de papier, avec de l’encre, des crayons spéciaux et, dans le cas qui nous occupe, un tampon. Il doit être encré avant chaque imposition, il n’y a aucun droit à l’erreur, il faut donc admirer aussi la belle maîtrise. D’autre part, l’artiste redoutant le côté mécanique du geste, la densité trop lourde de certains moments, gratte, coupe au rasoir, insère des traits que l’œil peu exercé perçoit mal mais qui donnent son rythme, sa respiration à l’ensemble.

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