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Archive for juillet 2013

Arlette Albert-Birot : « Autour des Mamelles de Tirésias », Paris, La Revue des lettres modernes, « Guillaume Apollinaire », n° 123-126, 1965 (4) (sous le nom d’Arlette Lafont), p. 6-7.

« En décembre 1916, un soir, chez moi, au cours d’une réunion j’ai pris Apollinaire à part et lui ai dit : “il faut absolument que nous fassions sur le plan dramatique ce que nous faisons sur tous les autres plans de l’art, avez-vous une pièce” ? Il me regarda tout souriant “oui, j’en ai une, Les Mamelles de Tirésias[1] »

Tels sont les souvenirs de Pierre Albert-Birot. Et sans doute avons-nous dans ces lignes la genèse de cette aventure qui entraîna bien loin tous ses participants, sans doute plus loin que ce qu’ils avaient pu d’abord imaginer. On sait en effet que la tranquille et souriante assurance de Guillaume ne recouvrait pas une réalité bien solide. Il n’avait guère qu’une vague ébauche, il fallait donc avant tout qu’il s’attelle à la tâche de terminer – ou d’écrire ? – sa pièce. Il nous reste traces des péripéties : PAB a gardé les lettres – plutôt les billets, parfois une ligne – où Apollinaire d’une écriture nerveuse jetait les dernières nouvelles sur le premier bout de papier venu : pages d’écolier, verso de prospectus publicitaires, très sérieuses feuilles à en-tête du Ministère de la Guerre ou même hélas, de l’Hôpital militaire complémentaire du Val de Grâce, n°11, Villa Molière. Toute l’histoire des Mamelles ne tient pas là bien sûr. Les deux hommes se rencontraient, se téléphonaient, mais nous pouvons néanmoins grappiller dans ces billets.


[1] Pierre Albert-Birot, « Naissance et vie de SIC », Les Lettres nouvelles, n°7, septembre 1953, p. 855.

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Pivoines AAB 2013

En mémoire heureuse à Arlette Albert-Birot qui nous a quittés il y a trois ans,

le 2 juillet 2010.

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Arlette Albert-Birot, Pierre Albert-Birot, Théâtre VI, 1980, p. 262-263.

La Pipe en sucre et Jean Janin furent une Providence, certes ; mais Pierre Albert-Birot restait sur sa fin. Après maints épisodes grabinouloresques, il put enfin s’installer chez lui, 99, rue Saint-Dominique[1], au Théâtre des pinsons, caf’conc’ pour soldats, entre Champ de Mars et Invalides, qui devenait, trois soirs par semaine, Le Plateau, théâtre de recherches dramatiques [2].

Pierre Albert-Birot, à bout de forces et de finances (il avait même abandonné son gagne-pain pour se consacrer entièrement à son travail de directeur-auteur-metteur en scène-acteur) ne garda son théâtre que pendant le printemps 1929. Il y connut de grandes joies sur la scène, d’immenses déceptions du côté du public, mais il garda toujours de cette époque l’impression d’avoir construit et innové.

En juin 1930, Pierre Albert-Birot put assister aux représentations données par le théâtre Meyerhold chez Gaston Baty. Il confia alors à Roger Roussot qu’il venait enfin de voir le théâtre qu’il avait tant souhaité.


[1] C’était, sans modification notable de la salle, Le Dominique, cinéma d’art et d’essai. Depuis 1980, un magasin…

[2] Dans un volume séparé d’écrits théoriques de Pierre Albert-Birot sur le théâtre, nous reviendrons sur cette expérience et sur celle du Plateau (printemps 1929).

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